Le préfet de Guadeloupe déclare que l'État a dépensé plus de 20 M€ pour combattre le sargasse
Le préfet de la Guadeloupe, Thierry Devimeux, a réagi à l’appel récent du sénateur Solanges Nadille en faveur d’une action étatique plus forte, déclarant que le gouvernement français a investi plus de 20 millions d’euros au cours des quatre dernières années pour lutter contre le sargasse dans l’archipel.
La semaine dernière, le sénateur Nadille a signé une tribune dans Ouest‑France exhortant l’État à accorder le même niveau de soutien que celui donné à la Bretagne dans sa bataille contre les algues vertes.
Devimeux a défendu l’engagement financier existant, soulignant que les fonds alloués ont été dirigés vers la surveillance, le retrait et les mesures préventives contre l’afflux d’algues.
Il a noté que les ressources sont utilisées pour protéger les infrastructures côtières, le tourisme et les écosystèmes marins, secteurs les plus touchés par les arrivées persistantes de sargasse.
Le préfet a mis en avant la collaboration continue entre les autorités locales et les agences nationales, insistant sur le fait qu’une approche coordonnée est essentielle pour atténuer l’impact environnemental et économique.
Devimeux a également averti que le phénomène est susceptible de se poursuivre, nécessitant des investissements soutenus et des stratégies adaptatives pour protéger les îles.
Il a conclu que l’État continuera à évaluer l’efficacité des dépenses et restera prêt à ajuster la réponse au fur et à mesure de l’évolution des conditions.